Assurance emprunteur : ce qui change vraiment pour vous dès le 1er septembre 2026
- Le Mag' de STAR'TING.COM

- 28 juil.
- 3 min de lecture
Si vous avez un crédit immobilier en cours ou un projet d'achat, une actualité réglementaire va directement vous concerner dans les prochaines semaines. Le 24 juin 2026, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) — qui réunit banques, assureurs, courtiers et associations de consommateurs — a publié un avis qui encadre plus strictement le marché de l'assurance emprunteur. Ces nouvelles règles s'appliquent progressivement à partir du 1er septembre 2026.
En tant que courtière spécialisée en assurance emprunteur, je vous résume ici les trois points qui vont concrètement changer votre rapport de force avec les banques et les assureurs.
1. Fini les trous de garantie en cas de changement d'assureur
Jusqu'à présent, changer d'assurance emprunteur pendant un arrêt de travail ou une période à risque pouvait créer une zone grise sur la prise en charge d'un sinistre. Désormais, la règle est claire : si un sinistre est déclaré avant la résiliation, l'ancien assureur reste responsable de son traitement, quelle que soit la date de changement de contrat. Vous pouvez donc faire jouer la concurrence sur votre assurance de prêt sans craindre une rupture de couverture au moment où vous en avez le plus besoin.
2. Un plafond de 200 000 € enfin calculé clairement
La dispense de questionnaire médical, permise par la loi Lemoine, s'applique aux prêts dont la part assurée par personne ne dépasse pas 200 000 €. Le calcul de ce plafond faisait parfois l'objet d'interprétations différentes selon les établissements, certains y intégrant à tort des crédits à la consommation ou professionnels. Le CCSF précise désormais que seul le crédit immobilier concerné entre dans ce calcul. Concrètement, davantage d'emprunteurs vont pouvoir bénéficier de cette dispense et éviter les démarches liées au questionnaire de santé.
3. Des exclusions médicales abusives désavouées
Certains contrats d'assurance emprunteur sans questionnaire médical prévoyaient malgré tout des clauses d'exclusion pour des maladies déjà connues avant la souscription — une pratique qui allait à l'encontre de l'esprit même de la loi Lemoine, censée simplifier l'accès à l'assurance. Le CCSF a jugé ces clauses contraires à l'objectif du texte. Les emprunteurs bénéficient ainsi d'une protection renforcée contre des exclusions qui pouvaient, dans les faits, vider la garantie de sa substance.
Et les seuils d'invalidité ?
Autre avancée notable : les seuils déclenchant la garantie invalidité sont harmonisés dans tout le marché, à 66 % pour l'invalidité totale et 33 % pour l'invalidité partielle. Chaque assureur devra désormais expliciter clairement son barème, ce qui rend les contrats enfin comparables d'un établissement à l'autre.
Un calendrier progressif jusqu'en 2027
Ces règles ne s'appliquent pas toutes le même jour : la première vague entre en vigueur le 1er septembre 2026, avec une généralisation progressive à l'ensemble des contrats jusqu'en 2027. Selon la date de souscription de votre contrat actuel, vous n'êtes peut-être pas encore couvert par ces nouvelles protections — ou vous pourriez avoir intérêt à anticiper.
Pourquoi c'est le bon moment pour faire vérifier votre contrat
Ces évolutions renforcent un principe simple : votre assurance emprunteur n'est pas figée. Vous avez le droit de la changer à tout moment, sans frais, pour un contrat équivalent en garanties mais souvent moins cher — ou mieux protégé.
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Source : avis du Comité consultatif du secteur financier (CCSF) du 24 juin 2026.




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