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Je suis indépendant

 

Emprunter quand on est travailleur non-salarié (TNS), profession libérale, gérant ou auto-entrepreneur, c'est un exercice différent. Les banques appliquent des critères d'analyse spécifiques à ces profils — pas moins favorables, mais différents, et souvent mal anticipés.

Ce qui change pour un dossier d'indépendant

 

L'ancienneté et la stabilité des revenus
La plupart des banques demandent au moins 2 à 3 exercices comptables pour évaluer la solidité de l'activité, contre une simple fiche de paie pour un salarié. Une activité récente n'est pas rédhibitoire, mais elle change la stratégie de présentation du dossier.

Le calcul du revenu pris en compte
Contrairement à un salaire fixe, le revenu d'un indépendant varie souvent d'une année sur l'autre. Les banques retiennent généralement une moyenne pondérée des derniers bénéfices, ce qui peut désavantager une activité en forte croissance si le dossier n'est pas construit pour le montrer.

Des justificatifs différents
Liasses fiscales, bilans, avis d'imposition sur les BIC/BNC, attestation de l'expert-comptable : la liste de documents diffère largement de celle d'un salarié, et son incomplétude est l'une des premières causes de refus ou de retard.

 

Un apport souvent attendu plus important
Les banques demandent fréquemment un apport plus conséquent pour compenser la variabilité perçue des revenus — un point à anticiper en amont plutôt qu'à découvrir en cours de dossier.

Un accompagnement pensé pour ce profil

 

Le dossier d'un indépendant se construit différemment de celui d'un salarié : mise en valeur de la trajectoire de l'activité plutôt que de la seule photographie de l'année en cours, choix des établissements bancaires les plus réceptifs à ce type de profil, anticipation des pièces à fournir avant même la première simulation. C'est ce travail de préparation qui fait souvent la différence entre un dossier accepté et un dossier qui traîne.

Documents à préparer

  • Les 2 ou 3 derniers bilans et liasses fiscales

  • Les 3 avis d'imposition correspondants (BIC, BNC ou IS selon le statut)

  • Un extrait Kbis ou équivalent selon la structure + les statuts en cas d'exercice sous société

  • Une attestation récente de l'expert-comptable

  • Un prévisionnel, si l'activité est récente ou en évolution

Cette liste varie selon le statut exact (auto-entrepreneur, profession libérale, gérant majoritaire de SARL...) — elle est affinée lors du premier échange.

Parlons de votre projet

 

Chaque statut d'indépendant a ses propres règles du jeu bancaire. Un premier échange permet de clarifier ce qui s'applique à votre situation précise.

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